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Médicaments et gynécomastie
Certains médicaments sont responsables de la poussée de glande mammaire chez l'homme. En partique, devant une gynécomastie recente le premier reflex à avoir et de vérifier les effets secondaires des médicaments chez votre médecin de famille.
Médicaments responsables d'hypertrophie mammaire
- Gel per-cutané et oestrogènes du traitement du cancer de la prostate
- les androgènes, mais aussi les anti-androgènes (acétate de cyprotérone, flutamide, kétoconazole, spironolactone, cimétidine)
- les inhibiteurs de la 5αréductase (finastéride)
- les œstrogènomimétiques (digoxine, isoniazide)
- les anti-dopaminergiques (sulpiride, métoclopramide, tiapride, phénothiazine, risperidone)
- certaines chimiothérapies
- les inhibiteurs de l'urico-synthèse (allopurinol)
- traitement anti HIV: antiprotéases (indinavir), et inhi- biteurs de la reverse transcriptase (stavudine)
- les agonistes du GnRh
Il est à noter que les drogues : heroïne, haschich, marijuana et les produits dopants, les amphétamines et l'alcool peuvent provoquer une gynécomastie.
Le traitement médical de la gynécomastie est assez décevant.
Selon les étiologies une androgénothérapie per-cutanée, du tamoxifène, du danazol, ou de la bromocriptine peuvent être utilisés. Ces traitements n'étant pas anodins, il faut en discuter au cas par cas avec votre médecin.
Chez les patients traités pour un cancer de la prostate il est proposé un changement d'anti-androgène, souvent avec un leger résultat. Nous ne recommandons pas la radiothérapie localisée des seins proposée en préventif par certains auteurs.
Le traitement chirurgical sera la solution dans la majorité des cas, surtout chez les patients présentant des complications ou chez qui la persistance d'une gynécomastie est gênante sur le plan esthétique.
Réference bibliographique : Gynécomasties - J-L PARIENTE - Progrès en Urologie (1999), 9, 1132-1135.
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